Prescrire des examens d’imagerie médicale

Depuis le 1er mars 2013, comme prescripteur d’examens d’imagerie médicale (radiographies, CT-scans, IRM et échographies), vous devez respecter certaines mentions sur la prescription. Voici des explications sur ces nouvelles règles de nomenclature.

 

Formulaire de demande d’imagerie médicale

Il existe un modèle de formulaire de demande d’examen d’imagerie médicale (annexe 82 du règlement des soins de santé). Vous n’êtes pas obligé d’utiliser ce modèle.

Toutes les mentions du formulaire de demande d’examen d’imagerie médicale publié (annexe 82 du règlement des soins de santé) sont obligatoires, mais vous pouvez déroger à la mise en page ou ajouter des mentions.
 
Il s’agit de la prescription d’examens d’imagerie médicale repris aux articles 17 et 17 bis de la nomenclature des prestations de santé.
 
Utilisez une seule demande par question diagnostique.
 

Que devez-vous mentionner sur la prescription d’imagerie médicale ?

 
Les nouvelles règles de nomenclature insistent sur les points suivants : 
  • décrivez la question diagnostique avec le plus de précision possible
  • mentionnez les informations cliniques utiles pour clarifier le contexte clinique pour le radiologue
  • proposez un ou plusieurs examens
  • ajoutez des informations susceptibles d’être importantes pour le radiologue. Ceci concerne au moins une éventuelle grossesse, la présence d’allergies, de diabète, d'insuffisance rénale, d'implants.
  • mentionnez les examens pertinents exécutés antérieurement, si vous les connaissez
  • apposez votre cachet. Il doit mentionner au moins vos nom, prénom, adresse, numéro INAMI et votre signature. De préférence, mentionnez aussi un numéro de téléphone où vous joindre.
     

Pourquoi ces nouvelles règles ?

 
Depuis 2002, le groupe de travail « Imagerie médicale » du Conseil technique médical ont réfléchi à la nécessité d’introduire une demande standardisée pour l’imagerie médicale. En effet, les prescripteurs appliquaient les conditions de la nomenclature de façon très différente.
 
Le Conseil technique médical a rediscuté cette question suite à la publication des “Recommandations imagerie médicale” et sous l’impulsion d’une plate forme imagerie médicale, où les autorités ainsi que les radiologues sont représentés.
 
Après large concertation au sein des organes de l’INAMI, avec toutes les parties représentées, y compris les prescripteurs et les radiologues, les nouvelles règles ont été élaborées.
 
Ces règles fixent dès lors l’information minimale que le prescripteur doit mentionner. Les mentions obligatoires sont très proches des conditions déjà reprises dans la nomenclature depuis de longues années.
 
L’objectif est d’optimaliser la communication entre prescripteur et radiologue. Ils doivent partager toutes les informations pertinentes pour effectuer l’examen le plus approprié. Ce qui est avant tout dans l’intérêt du patient.
 

Efficience et sécurité - Mentionner les examens antérieurs

 
Les informations émanant des examens antérieurs peuvent permettre de mieux évaluer le contexte clinique.
 
Éviter les examens répétés qui ne sont pas indispensables est important pour plusieurs raisons : 
  • pour utiliser les examens d’imagerie médicale de la façon la plus rationnelle possible
  • pour prévenir toute exposition inutile des patients aux rayons ionisants, en particulier pour les « groupes sensibles » comme les enfants et les femmes enceinte
      

Qualité

 
Ces règles visent une prescription de qualité pour : 
  • améliorer la qualité des soins
  • éviter l’exposition inutile de la population à la radiation ionisante
  • optimaliser l’utilisation des moyens

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Dernière mise à jour 27 mai 2016