17 Temps de trajet
Dans la Figure 17.1 (Home -> Thrombolysis), les temps de trajet du domicile vers le centre de thrombolyse le plus proche sont présentés, tant en voiture particulière qu’en ambulance. Dans (Home -> Thrombolysis -> Thrombectomy), le premier trajet est prolongé par un déplacement du centre de thrombolyse le plus proche vers le centre de thrombectomie le plus proche. Dans le dernier onglet (Home -> Thrombectomy), le centre de thrombolyse est ignoré et les trajets sont calculés en supposant que le patient se rend directement au centre de thrombectomie le plus proche, étant donné que ces centres proposent également la thrombolyse.
Chaque point du graphique représente 500 habitants dans chacun des 19 795 secteurs statistiques, âgés de 50 ans ou plus. L’échelle de bleu indique la durée du temps de trajet : un bleu plus foncé signifie un temps de trajet plus long.
Les points jaunes représentent les centres de thrombolyse, les points de plus grande taille indiquant que le centre est l’alternative de thrombolyse la plus proche pour un plus grand nombre de personnes de 50 ans et plus.
Atteindre un centre de thrombolyse en voiture se fait généralement en moins de 30 minutes, à quelques exceptions près, telles que :
- la région entre Heist-op-den-Berg et Diest. On y observe une zone relativement vaste sans centre de thrombolyse, bien que la zone soit assez densément peuplée.
- la région au nord de Durbuy. Cette zone est plutôt peu peuplée. Le trajet depuis cette région est probablement plus long en raison d’un manque de routes principales.
- dans de nombreuses zones frontalières (par exemple, le nord de la province d’Anvers, le nord de la province de Flandre-Orientale et la région autour de Virton ou Gedinne). Ces zones frontalières disposent probablement de possibilités alternatives à l’étranger (par exemple, Breda, Roosendaal ou Tilburg au nord de la province d’Anvers, Longwy à l’extrême sud de la Belgique ou Charleville-Mézières à la frontière ouest de la province de Luxembourg). Cela sort nécessairement du cadre de cette analyse
Si le trajet vers le centre de thrombolyse le plus proche est effectué en ambulance (où l’ambulance doit d’abord se rendre depuis sa base jusqu’au patient), le temps de trajet peut dépasser une heure. Les mêmes régions que celles mentionnées précédemment sont les plus à risque. La région autour de Beauvechain est également concernée.
Si le patient doit être transféré du centre de thrombolyse vers le centre de thrombectomie le plus proche, le temps de trajet total peut considérablement augmenter, atteignant parfois plus de 90 minutes si le premier trajet vers le centre de thrombolyse a été effectué en ambulance. Les zones à risque s’étendent alors à :
- la bande côtière de La Panne à Middelkerke (ici, Dunkerque pourrait constituer une alternative)
- tout le nord de la Flandre-Orientale
- le nord du Limbourg (ici, Weert pourrait constituer une alternative)
- la région à l’est de Malines
- les Ardennes flamandes, y compris Lessines
- l’est du Brabant wallon
- l’extrême est du Brabant flamand
- le nord des Cantons de l’Est (ici, Aix-la-Chapelle pourrait constituer une alternative)
- des villes comme Andenne, Rochefort, Couvin et Bertrix
- de nombreuses autres zones peu peuplées dans les Ardennes.
Beaucoup des risques évoqués ici proviennent du fait que le premier trajet (Home -> Thrombolysis) n’est pas optimal pour la seconde partie du trajet (Thrombolysis -> Thrombectomy). Un exemple est la région autour d’Oosterzele (Flandre-Orientale). La première partie du trajet mène à Zottegem, puis le voyage doit se poursuivre vers Gand.